Five A Side : Un centre aux accents Franco-Italien en Afrique du Sud


Par redaction@number5.fr le Mardi 30 Août 2011


Vous revez de quitter l'entrepôt ré-aménager qui accueille d'ordinaire vos parties de football à 5 pour pratiquer votre sport favoris dans des conditions exceptionnelles ? Number 5 vous livre un bon plan. Bien entendu, ce n'est pas la porte à coté mais si un jour, vous avez la chance d'être en voyage en Afrique du Sud, et plus précisement à Cap Town, ménagez vous une petite heure pour faire à match dans ce centre, assurément hors du commun.


Five A Side : Un centre aux accents Franco-Italien en Afrique du Sud
Créé par un français, à la veille de la dernière Coupe du Monde sud-africaine, ce modeste centre de 5 A Side Football, présente deux particularités assez remarquables :

La première : Vous pourrez, peut-être, y croiser une ancienne gloire du football italien, voir l'un des assistants de Fabio Capello à la tête de la sélection anglaise de football.

En effet, le projet, porté par un importateur de vêtement français, répondant au nom d'Eric Bedier

La première, vous pourrez y jouer avec une vue imprénable sur l'Océan et les Montagnes du Cap. En effet, situé dans le quartier résidentiel de Sea Point, sur la plage du même nom, la vue proposée par la photo ci contre laisse rêveur.




 

Retrouvez ci-dessous l'interview de son créateur publiée en 2010 sur le site www.lepost.fr

Eric Bedier ne cache pas sa fierté. A 38 ans, ce Français passionné de foot (comme son frère jumeau, qui est recruteur pour les Girondins de Bordeaux) vient de créer l’un des tous premiers complexes de football outdoor en Afrique du Sud.

Situé dans le centre du Cap, en bordure de mer avec vue sur les reliefs de Table Mountain et Lions Head, l’endroit a ouvert il y a deux semaines, en pleine Coupe du monde. Il comprend pour l’heure deux terrains de 30x20m en gazon synthétique, cloisonnés par des filets, et permet de se défier à 5 contre 5, balle au pied, tous les jours de l’année.

Eric Bedier a par ailleurs réussi le tour de force de dénicher deux partenaires prestigieux pour son projet : Franco Baldini, bras droit de Fabio Capello dans le staff de l’équipe d’Angleterre, et surtout l’ancien international italien de la Samp’ et de la Juve, Gianluca Vialli, qui a donné son nom au centre, baptisé "Gianluca Vialli Soccer five a side".

C’est ainsi entouré des maillots dédicacés de Gerrad, Lampard et Terry gracieusement offerts par Baldini que le patron des lieux nous a reçus dans son club-house, il y a quelques jours, pour évoquer son parcours. Interview…


Comment en êtes-vous arrivé à créer ce projet, ici, au Cap ?

"J’étais venu plusieurs fois en vacances ici et j’avais commencé à lancer une affaire. J’importais en Europe une marque sud-africaine de vêtements, Magents. Mais le fournisseur était trop petit et on a dû arrêter. Mon dernier job était dans la finance à Paris. Ca ne m’intéressait plus trop, alors j’ai décidé, il y a un an et demi, de m’installer ici et d’essayer d’importer un ou deux concepts qui marchent bien en Europe et notamment le concept de football à cinq contre cinq".

Pourquoi ce concept là ?

"Il y a 10 ans, j’avais déjà travaillé sur ce projet afin d’ouvrir des centres à Paris. J’avais abandonné parce que c’était assez difficile à concrétiser. Mais, c’est un très bon concept pour jouer entre amis, s’amuser. J’avais donc cette idée dans mes valises quand je suis arrivé ici. Il y avait déjà des terrains à Johannesburg et même à 20 km du Cap, en indoor, mais pas de grandes marques. D’ailleurs, beaucoup cherchent à s’implanter en Afrique du Sud. Le plus difficile, c’est de trouver un terrain, car ils sont chers ici, et il faut en plus qu’ils soient bien situés".

Ce que vous êtes parvenu à faire…

"Cela m’a pris huit mois pour trouver le terrain. Il a fallu discuter parce que ce terrain appartient à une école. De fait, on lui a fait une donation après voir tout financé et l’école utilise le complexe le matin. Nous, on l’a à disposition à partir de 15h, plus les week-ends et pendant les vacances. J’ai eu la chance de trouver l’un des plus beaux emplacements du Cap, à 20 mètres de la plage et en centre-ville. C’est comme si j’avais mes terrains sur les Champs-Elysées…"

Et comment des personnalités comme Vialli et Baldini se sont-ils retrouvés associés à votre projet ?

"Je cherchais des investisseurs. Une amie, qui travaille pour Lavazza, était venue installer une machine à café chez Gianluca Vialli. Elle a réussi à me le présenter et il a tout de suite été intéressé par le projet. C’est lui qui en a ensuite parlé à Franco Baldini. Il faut que savoir que les deux possèdent une maison au Cap et avaient envie de s’investir en Afrique du Sud. En tant que passionné de foot, c’est un grand plaisir de travailler avec eux et leur présence pourrait nous permettre de développer plus facilement la marque dans le pays, mais aussi dans toute l’Afrique, voire ailleurs."

Ça marche bien pour l’instant ?

"Depuis le lancement, on a fait quelques tournois. On avait entre 100 et 150 joueurs. On a signé un agrément avec une société qui gère des championnats d’entreprises et qui va transférer ses matchs sur nos terrains. Il faut que les choses se mettent en place, mais je pense que d’ici trois mois, on ne sera pas loin des 70% de taux d’occupation sur nos terrains, ce qui est pas mal du tout."

Quel genre de public vient chez vous ?

"Vu l’emplacement de nos terrains (à Seapoint, l’un des quartiers huppés de la ville), cela s’adresse plutôt aux gens qui travaillent, qui viennent après le boulot. On a aussi beaucoup de demandes pour les enfants. Les jeunes blancs, ici, étaient plus orientés vers le rugby, mais avec la Coupe du monde, il y a un vrai engouement, les enfants veulent jouer au foot. De fait, au niveau de l’âge, cela va de 7 à 50 ans."

La population noire n’est pas vraiment concernée…

"On a de tout, mais il faut être réaliste, Le Cap est une ville avec quand même beaucoup de blancs. Cela dit, on a beaucoup de métis, qui sont de vrais fans de foot. Donc, il y a toutes les ethnies, c’est aussi le but que ça réunisse les gens. Mais ça restera quand même principalement blanc, du fait de notre emplacement."

L’effet Coupe du monde va forcément vous aider ?

"Ce qui est intéressant, c’est que la Coupe du monde a créé un désir qui va agir sur plusieurs années, d’où l’intérêt d’implanter des terrains de foot dans cette ville qui n’en compte pas énormément. Pas mal de gens m’ont d’ailleurs dit qu’ils attendaient ce type de terrains depuis longtemps. La Coupe du monde va aussi permettre au foot, qui est pour l’instant très orienté vers la population noire, de devenir un sport universel ici, comme il l’est dans le reste du monde. Tous les Sud-Africains sont passionnés de sport et on voit bien aujourd’hui que tout le monde suit le Mondial de très près, que tout le monde est très content de ce qui se passe. C’est pour ça que, pour nous, c’est intéressant. On va pouvoir répondre à une demande. C’est ce qui me fait dire que ce projet va être viable à long terme."

Sources : lepost.fr




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